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Chapitre
1
Les racines du Lowrider.
Certains adeptes de l’automobile croit
simplement que c’est la nouveauté de la semaine, en observant les hoppers et
leurs performances hydrauliques d‘un œil septique et suspicieux.
D’autres historiens de voiture personnalisée creusant plus profond,
trouvent des articles sur le sujet écrits vers la fin des années 70, la série
télévisée Chico and the man, et les premiers numéros du magazine Lowrider
démontrent bien que les lowriders ont apprécié au moins une décennie ou deux sur
les rues. Mais, les racines des lowriding vont bien plus loin dans l'histoire,
elles sont le résultat de deux cultures très différentes, le style de voiture
californien et la culture mexicaine qui se mélangent ensemble dans le sud de la
Californie. Le Lowriding a toujours eu une saveur mexicaine distincte, hotter
than hot rods and lower than customs.
À travers plusieurs cartiers,
appelés barrios, de Los Angeles à El Paso au Texas, les cruisers abaissait leurs
Chevrolets to a sidewalk-scraping stance depuis la fin des années 30. Cela
faisait partie de la mode "zoot suit", une tendance populaire parmi les
adolescents de chaque culture. Des zooters, s’appelant entre eux pachucos. Ils
roulaient de belles Chevrolet reconditionnées, dans leurs “zoot suits” pour une
nuit en ville. La plupart du temps, seulement l’arrière de leur Chevrolet était
temporairement abaissé, utilisant des sacs de sable, cachés sous des planches de
bois stratégiquement placées. Ou de manière permanente soit en coupant les
premiers tours de leur « coils » ou en les chauffant jusqu'à hauteur désiré. Ils
roulaient sur le boulevard, honorant une tradition qui était peut-être pratiquée
depuis la naissance de l’empire Aztlan.
Le paseo, toujours honoré
aujourd'hui dans beaucoup de petits villages mexicains, est une tradition où les
jeunes villageois célibataires marchent autour de la place centrale du village,
les jeunes femmes d’un coté, les hommes de l'autre, rougissant lors des contacts
visuels. Selon la légende, « rider » est simplement l’évolution de cette
ancienne tradition, pratiquée dans le sud de la Californie longtemps avant
qu’elle ne fasse partie des États-Unis.
Après la deuxième guerre
mondiale, l'économie de l'Amérique florissait. Le sud Californien était prêt à
rouler. Avant la guerre, la plupart des "customizers" étaient intéressés par la
vitesse, pas le look, faisant des modifications peu coûteuses sous le capot et
en se débarrassant des pièces inutilement lourdes comme les ailes et le capot.
Les adeptes de custom et de Lowrider (même si ce mot n’est apparut que dans les
années 60), les pachucos en particulier, étaient plus intéressés par le look, la
classe et le style.
Par la fin des années 50 début 60, des lowriders
s’exposeraient finalement sur le boulevard Whittier en grands nombres. Cependant
de telles voitures n'apparaîtraient pas du jour au lendemain. Les cultures, se
développeraient, chacune enrichissant une culture américaine plus grande de
décennie en décennie.
L'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas, et
certaines régions du Colorado, du Nevada et du Wyoming, faisaient partie du
Mexique jusqu’en 1830. Quand le Mexique a cédé l’énorme territoire aux
États-Unis, beaucoup de familles sont restées sur leurs terres ancestrales,
continuant à parler espagnol et à maintenir une culture distinctement mexicaine.
Plus tard, entre 1910 et 1920, une vague de nouveaux immigrants mexicains
(approximativement 10-pourcent de la population mexicaine) a fuis la sanglante
révolution mexicaine et se sont réfugiés dans plusieurs des principaux centres
urbains du sud-ouest, en particulier, El Paso, Texas, et Los Angeles-est. Ils
sont venus, comme tant d'autres dans cette nation d’immigrants, chercher la
stabilité, la paix, et une meilleure vie pour leurs enfants. C’était difficile,
comme ça l’était pour les réfugiés d'Europe de l'Est ou d'Irlande, mais beaucoup
sont parvenus à se tailler une vie décente en cette terre d’opportunité.
Professeur Ruben Mendoza précise qu'un de leurs moyens de survie
pourrait être la base des clubs automobile d’aujourd’hui. Après la révolution,
plusieurs Mexicains ont été transportés aux États-Unis pour travailler dans les
mines, les chemins de fer et les fermes. Plusieurs de ces nouveaux ouvriers ont
été exploités, et ce sans aucun type de sécurité de revenus ou d'assurance vie.
Une maladie ou toute autre calamité pouvait facilement les détruire. Ainsi
plusieurs de ces immigrants ont formé des sociétés d'aide mutuelles ou des clubs
sociaux, où ils se réunissaient et avaient une vie sociale de façon régulière.
Cependant, le but premier du groupe, était la survie.
Ils contribuaient
tous de l'argent, et si l'un d'entre eux tombait malade ou dans l'ennui, les
fonds pouvaient être utilisés pour dépanner le membre mal portant. Le même type
d'organisation, une génération plus tard, (les enfants de ces premiers
immigrants qui eux maintenant parlaient anglais) se sentaient plus comme s’ils
faisaient partie de cette vie américaine. Une partie de ce rêve américain des
années 30 et 40 était de posséder une voiture, et quand la famille avait
finalement économisée assez d’argent pour une auto, elle devenait presqu’un
membre de la famille. La plupart des voitures du voisinage étaient usagées, et
ainsi les Chevrolets, moins cher, plus facile à réparer, plus stylisée que les
Ford, sont devenus les voitures de choix.
Le désir d'être différent
n'était pas moins apparent dans leurs communautés que n'importe où ailleurs au
pays, et eux aussi, ont modifiés leurs voitures pour qu’elles paraissent
uniques. Plutôt que le look rapide du ``California rake`, ces jeunes pachucos
abaissaient le derrière de leur voiture pour un mean look qui faisait tourner
toutes les têtes. "C’était des voitures familiales mais nous les retapions," se
rappelle l'ancien pachuco et co-fondateur ``d’ United Farm Workers, Cesar
Chavez. "On en a retapé plusieurs. Celle qu’on a gardé le plus longtemps c’était
une Chevrolet 40. Dans ce temps là vous fesiez l'opposé [des hots-rods] : « low
in the back ». On abaissait les springs, installait des fender skirts et deux
side pipes. Vous deviez avoir deux spotlights et deux antennes, et une grosse
lumière rouge en arrière. Dans ce temps là, c'était plus pour le look.
Nos caps de roues, OHH, ils avaient l'habitude de nous voler nos caps de
roues, ceux qui avaient juste une barre à travers, et des gros whitewalls
larges. Quand on sortait de la voiture, on avait un tournevis pour les enlever,
ensuite on les mettait dans la valise. Quand on revenait, ont les remettais
dessus." Il y avait beaucoup de modification possible avec certains modèles de
Chevrolet devenu populaire dans les banlieues. L"alligator hood" paraissait
vraiment bien sur des modèles comme la Chevrolet 39. À l'origine, le capot
s'ouvrirait comme des ailes, mais on le convertissait pour qu’il s’ouvre de
l’avant, comme la bouche d'un alligator. Pour les pachucos modifiant des
Fords, le pare-choc est bientôt devenu un problème. Les pare-chocs originaux de
Ford avaient une immersion au centre qui éraflait le sol après que les coils
aient été coupés. Soit que le propriétaire le retournait, l'enlevait
complètement, ou l’échangeait. "L’échange le plus populaire fut celui du Desoto
37 avec les cinq nervures étroites qui assortissait la grille et les horn covers
chrome sur les ailes avant," se rappelle l'historien du Lowriding David Holland.
"La DeSoto 37 avant un look stupide, mais de très beaux pare-chocs. Le style
Lowrider a beaucoup changé au cours des 50 dernières années (même si vous devez
prendre autant soin d’une auto chaussant de beau «wires ») mais comme Cesar
Chavez a précisé, les cruisers chicanos ont toujours modifiés leurs voitures
très différemment du speediers set. "Lowriders do happen to alter a car in a way
that makes it almost the precise opposite of a style long favored by Anglo car
customizers," note Calvin Trillin dans le New Yorker. Le California rake, qui
lui a un derrière très élevé au lieu d’être abaissé, des pneus excessivement
larges au lieu de pneus qui semblent beaucoup trop petits pour la voiture, un
moteur très performant au lieu de celui qui a été habilement ignoré. L’East L.A.
rake faisait parti d’un nouveau style qui se développait.
Ces voitures
n’était pas seulement propre, elles étaient également une manière de défier la
culture traditionnelle. C’est jeunes pachucos roulant ces beautés sur « Whittier
Boulevard », le boulevard principal de Los Angeles-est, ou sur les boulevards de
tout le sud-ouest, avaient également développé leur propre style d’habillement
et de coiffure, which was stirring things up a bit. Vers la fin des années 30 la
mode “zoot suits” s’étendait à travers le tout le pays, popularisée par des
stars de cinéma comme Clark Gable. Les films “Blacks in Harlem” et “New York”
ont popularisés le look du manteau énormement large over baggy pants with pegged
legs. Les jeunes les ont appelés « drapes » and often dropped the fancy fedora
altogether. La population générale se sentait concernée par refus de ces jeunes
à s’assimiler.
Des parents plus âgés et plus conservateurs se sont
également inquiétés du nouveau look de leurs enfants. "J'ai commencé à porter
des « zoot suits » quand ils sont devenus une issue," Cesar Chavez explique que
la communauté chicano a été divisée au sujet de ces vêtements. Certaines
personnes ne voulaient simplement pas les porter parce qu’ils pensaient que ceux
qui le faisaient était des bons à rien. You see, the people that wore them eran
los mas pobres, guys like us who were migrant farm workers."
Patricia
Alcala, celle qui a autorisé le documentaire « low and slow » à PBS cover her
daughter's lowrider quincianera, a eu une expérience similaire. Dans les années
40, nous ne pouvions pas porter de jupes serrées, de grosses boucles d'oreille,
ou parlez espagnol. Si vous le faisiez on vous étiquetait comme mauvaise. Mais
comme tant de jeunes « cruisers » de leur génération, Chavez et Alcala ont
continués à porter le style pachuco et à parler l’espagnol, du moins quand leurs
professeurs n'étaient pas autour. La voiture, les vêtements et la langue étaient
tous des badges de fierté d’une génération prise entre deux cultures, luttant
pour trouver leur propre identité.
Cependant, ce qui a effrayé beaucoup
de Californiens du sud, n'était pas simplement leur réputation « rough and ready
». C’était leur capacité de se mouvoir dans les secteurs traditionnellement
anglophone avec facilité. Étant étrangers à un environnement urbain, la première
génération tendait à respecter les frontières des communautés mexicaines, écrit
l'historien Carey McWilliams of the pachucos' first lows. Mais, la deuxième
génération était attirée loin au delà de ces frontières, dans les zones de
centre d'achats, aux plages, et surtout au charme d’ Hollywood. C'était cette
génération de Mexicain, la génération de pachuco, qui s’est initialement notifié
à l'attention générale de la population anglo-américaine L'attention que les
pachucos ont obtenue, avec leurs voitures, leurs vêtements et leurs « street
slang », appelé calo, était notoire. Nous allions au cinéma (on attendait
seulement à l’extérieur) et le type ne nous laissait pas entrer, même avec le
ticket, relate Cesar Chavez. Les policiers sont venus, nous ont tenus contre le
mur, nous ont fouillés et ils ont déchiré nos pantalons. Pouvez-vous imaginer ?
Celui que ce portais dans ce temps là étais un costume de peau de requin et il
m’avait couté 45 dollars, c’était beaucoup d’argent. Ca devait être en 42-43.
Cesar n'était pas le seul. On faisait juste se promener [sur le coin de la 5ème
avenue et de l'avenue de Glendale] moi et mes « homeboys » dans nos « zoot suits
», quand un policier en patrouille de la ville de Glendale s’est pointé vers
nous et m'a interpellé. Raconte Noni Maldonado à "El Danny" dans un article pour
« Barrio Breakthrough Magazine ». Pour nous, nos « zoot suits » étaient de «
firme trajes », pour aller aux danses et traîner avec le « pleve ». Nous
n'étions pas dans des gangs ou impliqués dans des batailles de pachuco. On nous
a automatiquement stéréotypés en raison de nos vêtements et de notre coiffure,
mais ça, c'était nous!
Chapitre
2
L’émergence des styles.
La deuxième guerre mondiale
avait dévasté les principales économies du monde -- les puissances globales
comme l’Asie et l’Europe commençaient le long et difficile processus de
reconstruction, un processus qui prendrait des décennies. Il appartenait aux
États-Unis de les aider à reconstruire. Ce qui signifie que pour la première
fois depuis le « crash » boursier de 1929, celui qui voulait un bon emploi le
pouvait. C’était le temps de fêter, de « rider », et de construire les
meilleures voitures que le monde ai jamais vue.
Detroit donna un bon
coup de pied à la tendance. En février 1942, toute la production automobile
était arrêtée et les chaînes de montage entièrement consacrées à l'effort de
guerre. Puisque l’essence était également rationné depuis '42, les quelques
hot-rods sur les rues maintenaient toujours leurs promenades « short and sweet
». Toutefois, tout ça était sur le point de changer. Les jeunes hommes revenant
de l'Europe reçurent une version antérieur du G.I. Bill, connue sous le nom de
programme 5:20, mettant un vingt dollar de plus par semaine dans leur poche.
Encore mieux, les riches avides de nouveautés, ont rendus toutes ces belles
vieilles voitures abondantes et bon marché. Chevrolet pour les pachucos et Ford
pour les rodders.
La voiture de choix pour la plupart des jeunes de Los
Angeles-est, était toujours l’étincelante Chevrolet. Avant la guerre, le choix
d'une Chevrolet plutôt qu'une Ford était une considération économique ; elles
étaient meilleures marché et plus abondantes. Mais, même après la subvention du
G.I. Bill, la plupart des hispano-américains ont continué à aller de paire avec
le "bowtie."
Bien que les autres marques et modèles soient adéquats, si
restaurés à la perfection, maintenus propres, et abaissés à hauteur de sol, la
Chevrolet 39 est restée la voiture la plus convoitée d’entre toute. "La
Chevrolet 39 fait le meilleur lowrider," explique Fernando Ruelas, président des
« Duke’s », le plus vieux club lowrider en Amérique. "Elle a un look gangster,
une vraie voiture d'Al Capone. Tout en vient à un point 'V'. Commençant par la
grille, les ailes, les phares et les portes suicide, complétée par les feux
arrière et le pare-choc, C'est une bonne conception, la meilleure conception
qu'ils ont produit. Ils ont eu la '37, la '38, la '40, mais la '39 était celle
qui avait tout. Et leur suspension est vraiment bonne! Des coils en avant."
Considérant les modifications adoptées par ces vétéranos, c'était
important. Ils exploraient une nouvelle tendance dans la personnalisation des
véhicules à moteur, une qui ne tournait pas autour de ce qui était sous le
capot. La Chevrolet, déjà élégante, s'est prêtée à la personnalisation
cosmétique. L'idée était de rendre votre véhicule aussi beau qu’un hot-rod, mais
avec un intérieur plus confortable pour encourager le sexe opposé à faire une «
ride ».
Suite
a venir Merci a kaos283 pour la traduction
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