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 .:: La racines des lowrider (Traduction kaos283 membre du forum) ::.

Chapitre 1

Les racines du Lowrider.

Certains adeptes de l’automobile croit simplement que c’est la nouveauté de la semaine, en observant les hoppers et leurs performances hydrauliques d‘un œil septique et suspicieux.

D’autres historiens de voiture personnalisée creusant plus profond, trouvent des articles sur le sujet écrits vers la fin des années 70, la série télévisée Chico and the man, et les premiers numéros du magazine Lowrider démontrent bien que les lowriders ont apprécié au moins une décennie ou deux sur les rues. Mais, les racines des lowriding vont bien plus loin dans l'histoire, elles sont le résultat de deux cultures très différentes, le style de voiture californien et la culture mexicaine qui se mélangent ensemble dans le sud de la Californie. Le Lowriding a toujours eu une saveur mexicaine distincte, hotter than hot rods and lower than customs.

À travers plusieurs cartiers, appelés barrios, de Los Angeles à El Paso au Texas, les cruisers abaissait leurs Chevrolets to a sidewalk-scraping stance depuis la fin des années 30. Cela faisait partie de la mode "zoot suit", une tendance populaire parmi les adolescents de chaque culture. Des zooters, s’appelant entre eux pachucos. Ils roulaient de belles Chevrolet reconditionnées, dans leurs “zoot suits” pour une nuit en ville. La plupart du temps, seulement l’arrière de leur Chevrolet était temporairement abaissé, utilisant des sacs de sable, cachés sous des planches de bois stratégiquement placées. Ou de manière permanente soit en coupant les premiers tours de leur « coils » ou en les chauffant jusqu'à hauteur désiré. Ils roulaient sur le boulevard, honorant une tradition qui était peut-être pratiquée depuis la naissance de l’empire Aztlan.

Le paseo, toujours honoré aujourd'hui dans beaucoup de petits villages mexicains, est une tradition où les jeunes villageois célibataires marchent autour de la place centrale du village, les jeunes femmes d’un coté, les hommes de l'autre, rougissant lors des contacts visuels. Selon la légende, « rider » est simplement l’évolution de cette ancienne tradition, pratiquée dans le sud de la Californie longtemps avant qu’elle ne fasse partie des États-Unis.

Après la deuxième guerre mondiale, l'économie de l'Amérique florissait. Le sud Californien était prêt à rouler. Avant la guerre, la plupart des "customizers" étaient intéressés par la vitesse, pas le look, faisant des modifications peu coûteuses sous le capot et en se débarrassant des pièces inutilement lourdes comme les ailes et le capot. Les adeptes de custom et de Lowrider (même si ce mot n’est apparut que dans les années 60), les pachucos en particulier, étaient plus intéressés par le look, la classe et le style.

Par la fin des années 50 début 60, des lowriders s’exposeraient finalement sur le boulevard Whittier en grands nombres. Cependant de telles voitures n'apparaîtraient pas du jour au lendemain. Les cultures, se développeraient, chacune enrichissant une culture américaine plus grande de décennie en décennie.

L'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas, et certaines régions du Colorado, du Nevada et du Wyoming, faisaient partie du Mexique jusqu’en 1830. Quand le Mexique a cédé l’énorme territoire aux États-Unis, beaucoup de familles sont restées sur leurs terres ancestrales, continuant à parler espagnol et à maintenir une culture distinctement mexicaine. Plus tard, entre 1910 et 1920, une vague de nouveaux immigrants mexicains (approximativement 10-pourcent de la population mexicaine) a fuis la sanglante révolution mexicaine et se sont réfugiés dans plusieurs des principaux centres urbains du sud-ouest, en particulier, El Paso, Texas, et Los Angeles-est. Ils sont venus, comme tant d'autres dans cette nation d’immigrants, chercher la stabilité, la paix, et une meilleure vie pour leurs enfants. C’était difficile, comme ça l’était pour les réfugiés d'Europe de l'Est ou d'Irlande, mais beaucoup sont parvenus à se tailler une vie décente en cette terre d’opportunité.

Professeur Ruben Mendoza précise qu'un de leurs moyens de survie pourrait être la base des clubs automobile d’aujourd’hui. Après la révolution, plusieurs Mexicains ont été transportés aux États-Unis pour travailler dans les mines, les chemins de fer et les fermes. Plusieurs de ces nouveaux ouvriers ont été exploités, et ce sans aucun type de sécurité de revenus ou d'assurance vie. Une maladie ou toute autre calamité pouvait facilement les détruire. Ainsi plusieurs de ces immigrants ont formé des sociétés d'aide mutuelles ou des clubs sociaux, où ils se réunissaient et avaient une vie sociale de façon régulière. Cependant, le but premier du groupe, était la survie.

Ils contribuaient tous de l'argent, et si l'un d'entre eux tombait malade ou dans l'ennui, les fonds pouvaient être utilisés pour dépanner le membre mal portant. Le même type d'organisation, une génération plus tard, (les enfants de ces premiers immigrants qui eux maintenant parlaient anglais) se sentaient plus comme s’ils faisaient partie de cette vie américaine. Une partie de ce rêve américain des années 30 et 40 était de posséder une voiture, et quand la famille avait finalement économisée assez d’argent pour une auto, elle devenait presqu’un membre de la famille. La plupart des voitures du voisinage étaient usagées, et ainsi les Chevrolets, moins cher, plus facile à réparer, plus stylisée que les Ford, sont devenus les voitures de choix.

Le désir d'être différent n'était pas moins apparent dans leurs communautés que n'importe où ailleurs au pays, et eux aussi, ont modifiés leurs voitures pour qu’elles paraissent uniques. Plutôt que le look rapide du ``California rake`, ces jeunes pachucos abaissaient le derrière de leur voiture pour un mean look qui faisait tourner toutes les têtes. "C’était des voitures familiales mais nous les retapions," se rappelle l'ancien pachuco et co-fondateur ``d’ United Farm Workers, Cesar Chavez. "On en a retapé plusieurs. Celle qu’on a gardé le plus longtemps c’était une Chevrolet 40. Dans ce temps là vous fesiez l'opposé [des hots-rods] : « low in the back ». On abaissait les springs, installait des fender skirts et deux side pipes. Vous deviez avoir deux spotlights et deux antennes, et une grosse lumière rouge en arrière. Dans ce temps là, c'était plus pour le look.

Nos caps de roues, OHH, ils avaient l'habitude de nous voler nos caps de roues, ceux qui avaient juste une barre à travers, et des gros whitewalls larges. Quand on sortait de la voiture, on avait un tournevis pour les enlever, ensuite on les mettait dans la valise. Quand on revenait, ont les remettais dessus." Il y avait beaucoup de modification possible avec certains modèles de Chevrolet devenu populaire dans les banlieues. L"alligator hood" paraissait vraiment bien sur des modèles comme la Chevrolet 39. À l'origine, le capot s'ouvrirait comme des ailes, mais on le convertissait pour qu’il s’ouvre de l’avant, comme la bouche d'un alligator.
Pour les pachucos modifiant des Fords, le pare-choc est bientôt devenu un problème. Les pare-chocs originaux de Ford avaient une immersion au centre qui éraflait le sol après que les coils aient été coupés. Soit que le propriétaire le retournait, l'enlevait complètement, ou l’échangeait. "L’échange le plus populaire fut celui du Desoto 37 avec les cinq nervures étroites qui assortissait la grille et les horn covers chrome sur les ailes avant," se rappelle l'historien du Lowriding David Holland. "La DeSoto 37 avant un look stupide, mais de très beaux pare-chocs.
Le style Lowrider a beaucoup changé au cours des 50 dernières années (même si vous devez prendre autant soin d’une auto chaussant de beau «wires ») mais comme Cesar Chavez a précisé, les cruisers chicanos ont toujours modifiés leurs voitures très différemment du speediers set. "Lowriders do happen to alter a car in a way that makes it almost the precise opposite of a style long favored by Anglo car customizers," note Calvin Trillin dans le New Yorker. Le California rake, qui lui a un derrière très élevé au lieu d’être abaissé, des pneus excessivement larges au lieu de pneus qui semblent beaucoup trop petits pour la voiture, un moteur très performant au lieu de celui qui a été habilement ignoré. L’East L.A. rake faisait parti d’un nouveau style qui se développait.

Ces voitures n’était pas seulement propre, elles étaient également une manière de défier la culture traditionnelle. C’est jeunes pachucos roulant ces beautés sur « Whittier Boulevard », le boulevard principal de Los Angeles-est, ou sur les boulevards de tout le sud-ouest, avaient également développé leur propre style d’habillement et de coiffure, which was stirring things up a bit. Vers la fin des années 30 la mode “zoot suits” s’étendait à travers le tout le pays, popularisée par des stars de cinéma comme Clark Gable. Les films “Blacks in Harlem” et “New York” ont popularisés le look du manteau énormement large over baggy pants with pegged legs. Les jeunes les ont appelés « drapes » and often dropped the fancy fedora altogether. La population générale se sentait concernée par refus de ces jeunes à s’assimiler.

Des parents plus âgés et plus conservateurs se sont également inquiétés du nouveau look de leurs enfants. "J'ai commencé à porter des « zoot suits » quand ils sont devenus une issue," Cesar Chavez explique que la communauté chicano a été divisée au sujet de ces vêtements. Certaines personnes ne voulaient simplement pas les porter parce qu’ils pensaient que ceux qui le faisaient était des bons à rien. You see, the people that wore them eran los mas pobres, guys like us who were migrant farm workers."

Patricia Alcala, celle qui a autorisé le documentaire « low and slow » à PBS cover her daughter's lowrider quincianera, a eu une expérience similaire. Dans les années 40, nous ne pouvions pas porter de jupes serrées, de grosses boucles d'oreille, ou parlez espagnol. Si vous le faisiez on vous étiquetait comme mauvaise. Mais comme tant de jeunes « cruisers » de leur génération, Chavez et Alcala ont continués à porter le style pachuco et à parler l’espagnol, du moins quand leurs professeurs n'étaient pas autour. La voiture, les vêtements et la langue étaient tous des badges de fierté d’une génération prise entre deux cultures, luttant pour trouver leur propre identité.

Cependant, ce qui a effrayé beaucoup de Californiens du sud, n'était pas simplement leur réputation « rough and ready ». C’était leur capacité de se mouvoir dans les secteurs traditionnellement anglophone avec facilité. Étant étrangers à un environnement urbain, la première génération tendait à respecter les frontières des communautés mexicaines, écrit l'historien Carey McWilliams of the pachucos' first lows. Mais, la deuxième génération était attirée loin au delà de ces frontières, dans les zones de centre d'achats, aux plages, et surtout au charme d’ Hollywood. C'était cette génération de Mexicain, la génération de pachuco, qui s’est initialement notifié à l'attention générale de la population anglo-américaine
L'attention que les pachucos ont obtenue, avec leurs voitures, leurs vêtements et leurs « street slang », appelé calo, était notoire. Nous allions au cinéma (on attendait seulement à l’extérieur) et le type ne nous laissait pas entrer, même avec le ticket, relate Cesar Chavez. Les policiers sont venus, nous ont tenus contre le mur, nous ont fouillés et ils ont déchiré nos pantalons. Pouvez-vous imaginer ? Celui que ce portais dans ce temps là étais un costume de peau de requin et il m’avait couté 45 dollars, c’était beaucoup d’argent. Ca devait être en 42-43. Cesar n'était pas le seul. On faisait juste se promener [sur le coin de la 5ème avenue et de l'avenue de Glendale] moi et mes « homeboys » dans nos « zoot suits », quand un policier en patrouille de la ville de Glendale s’est pointé vers nous et m'a interpellé. Raconte Noni Maldonado à "El Danny" dans un article pour « Barrio Breakthrough Magazine ». Pour nous, nos « zoot suits » étaient de « firme trajes », pour aller aux danses et traîner avec le « pleve ». Nous n'étions pas dans des gangs ou impliqués dans des batailles de pachuco. On nous a automatiquement stéréotypés en raison de nos vêtements et de notre coiffure, mais ça, c'était nous!

Chapitre 2

L’émergence des styles.

La deuxième guerre mondiale avait dévasté les principales économies du monde -- les puissances globales comme l’Asie et l’Europe commençaient le long et difficile processus de reconstruction, un processus qui prendrait des décennies. Il appartenait aux États-Unis de les aider à reconstruire. Ce qui signifie que pour la première fois depuis le « crash » boursier de 1929, celui qui voulait un bon emploi le pouvait. C’était le temps de fêter, de « rider », et de construire les meilleures voitures que le monde ai jamais vue.

Detroit donna un bon coup de pied à la tendance. En février 1942, toute la production automobile était arrêtée et les chaînes de montage entièrement consacrées à l'effort de guerre. Puisque l’essence était également rationné depuis '42, les quelques hot-rods sur les rues maintenaient toujours leurs promenades « short and sweet ». Toutefois, tout ça était sur le point de changer. Les jeunes hommes revenant de l'Europe reçurent une version antérieur du G.I. Bill, connue sous le nom de programme 5:20, mettant un vingt dollar de plus par semaine dans leur poche. Encore mieux, les riches avides de nouveautés, ont rendus toutes ces belles vieilles voitures abondantes et bon marché. Chevrolet pour les pachucos et Ford pour les rodders.

La voiture de choix pour la plupart des jeunes de Los Angeles-est, était toujours l’étincelante Chevrolet. Avant la guerre, le choix d'une Chevrolet plutôt qu'une Ford était une considération économique ; elles étaient meilleures marché et plus abondantes. Mais, même après la subvention du G.I. Bill, la plupart des hispano-américains ont continué à aller de paire avec le "bowtie."

Bien que les autres marques et modèles soient adéquats, si restaurés à la perfection, maintenus propres, et abaissés à hauteur de sol, la Chevrolet 39 est restée la voiture la plus convoitée d’entre toute. "La Chevrolet 39 fait le meilleur lowrider," explique Fernando Ruelas, président des « Duke’s », le plus vieux club lowrider en Amérique. "Elle a un look gangster, une vraie voiture d'Al Capone. Tout en vient à un point 'V'. Commençant par la grille, les ailes, les phares et les portes suicide, complétée par les feux arrière et le pare-choc, C'est une bonne conception, la meilleure conception qu'ils ont produit. Ils ont eu la '37, la '38, la '40, mais la '39 était celle qui avait tout. Et leur suspension est vraiment bonne! Des coils en avant."

Considérant les modifications adoptées par ces vétéranos, c'était important. Ils exploraient une nouvelle tendance dans la personnalisation des véhicules à moteur, une qui ne tournait pas autour de ce qui était sous le capot. La Chevrolet, déjà élégante, s'est prêtée à la personnalisation cosmétique. L'idée était de rendre votre véhicule aussi beau qu’un hot-rod, mais avec un intérieur plus confortable pour encourager le sexe opposé à faire une « ride ».

Suite a venir
Merci a kaos283 pour la traduction

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